Plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton

Nom de l'initiative : Sarnia-Lambton Youth Suicide Prevention Plan

Principale personne-ressource : 
Teri Thomas-Vanos
teri@reboundonline.com 

Contexte

Le comité de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton, une ramification du comité de prévention du suicide de Sarnia-Lambton, a été formé il y a trois ou quatre ans à la suite de plusieurs décès par suicide constatés chez les jeunes dans la communauté. Des organismes de défense des jeunes se sont regroupés pour préconiser des mesures de soutien en réponse à ces décès. Grâce aux subventions reçues du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse, le comité axé sur les jeunes a pu davantage s’élargir, travailler en collaboration et toucher la communauté en se dotant d’un outil appelé plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton.

 
Partenaires

Le plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton regroupe des organismes et des fournisseurs de services qui travaillent en réseau à la promotion de la santé mentale des jeunes de la communauté. La liste qui suit énumère les groupes partenaires travaillant à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton :

  • Les jeunes
  • Family Counselling Centre : ligne d'écoute téléphonique
  • Jack.org
  • Lambton-Kent District School Board
  • Collège Lambton
  • Lambton Mental Wellness Centre
  • Société d'aide à l'enfance de Sarnia-Lambton
  • Comité de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton
  • Sarnia-Lambton Rebound
  • St. Clair Child and Youth Services
  • Lambton Mental Wellness
  • Sarnia Police Youth Bureau
  • St. Clair Catholic School Board
  • Bluewater Health
  • Huron House Boys Home
  • Rain & Shine
  • Première Nation Aamjiwnaang
  • Un parent endeuillé 

Conseils pour l’établissement d’un partenariat solide : 

  • La participation active des jeunes est essentielle. La représentation et la participation des jeunes ont été au centre de l’élaboration entière du plan de prévention du suicide chez les jeunes de 2015. De nombreux jeunes des écoles secondaires locales et du Collège Lambton ont participé sur un pied d’égalité à ce partenariat. La possibilité de mobiliser les jeunes dans tous les stades de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan était une priorité et le fait d’y être parvenu contribue à notre succès global.
  • L’établissement d’une relation de confiance et le partage des responsabilités sont importants pour la progression du travail. Vu la petite taille de notre communauté, nos organismes partenaires ont établi des relations de confiance sur lesquelles reposent l’adhésion à la cause et la réalisation du travail. Chacun des organismes se sent interpellé à participer et à s’approprier une partie de la tâche.
  • Une communication ouverte et un respect réciproque sont nécessaires. Les réunions marquées par une communication ouverte et un respect réciproque aident les membres du comité à tenir compte des idées d’autrui, à établir une vision commune, à clarifier les rôles de chacun et à mener à bien les projets. 

Élaboration et mise en œuvre du plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton

Les buts poursuivis par le plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton sont les suivants :

  • promouvoir l’idée que la maladie mentale ressemble à toute autre maladie;
  • réduire les préjugés et la culture du secret au sein de la communauté à l’égard de la maladie mentale et du suicide;
  • promouvoir des services et un soutien au regard de la prévention du suicide dans Sarnia-Lambton;
  • bâtir une communauté plus sûre par la création de réseaux de prévention du suicide;
  • renforcer les liens et instaurer un climat de confiance entre les jeunes et les adultes (parents, fournisseurs de services, enseignants) de sorte que les jeunes considèrent les adultes comme des alliés avec qui ils peuvent partager leurs expériences et discuter de questions de santé mentale; 
  • créer un lieu sécuritaire où les jeunes et les alliés adultes peuvent discuter de questions liées à la santé mentale.

Le plan privilégie quatre axes qui englobent l’ensemble des niveaux de prévention (c.-à-d. primaire, secondaire et tertiaire) :Billboard

  • Nous avons créé un panneau d’affichage  pour mieux faire comprendre que la maladie mentale est répandue et qu’elle peut toucher tout individu de la communauté. Cette mesure de prévention primaire vise tous les jeunes. De plus, elle permet d’orienter ceux qui sont en situation de crise vers un soutien immédiat. Le budget prévu pour le panneau d’affichage a permis la location de deux emplacements pendant un an. La circulation élevée au service au volant de deux Tim Hortons a justifié le choix des deux emplacements suivants : l’un au 80, King St. East à Forest et l’autre à l’angle de Cathcart Blvd et de Colborne Road.
  • Nous avons privilégié l’atelier ASIST et la formation safeTALK comme mesures de prévention secondaires pour renforcer les gardiens, tant en qualité qu’en nombre. Nous avons ciblé douze organismes qui disposent d’intervenants de première ligne attitrés aux jeunes à risque. Nous avons communiqué avec les responsables pour les renseigner sur le rôle que joue ASIST dans les premiers soins et dans l’établissement d’un plan de sécurité. Les responsables ont ensuite été en mesure d’inviter des membres de leur personnel qui n’avaient jamais suivi ces formations ou dont la formation remontait à plus de cinq ans à participer à l’atelier de deux jours.
  • Les entretiens entre jeunes et alliés adultes ont constitué des mesures de prévention à la fois primaire, secondaire et tertiaire. Ces ateliers sont axés sur la promotion du bien-être mental et sur l’adoption de stratégies pour aborder les facteurs de stress de la vie courante. Tous les participants en ont tiré bénéfice. Des kiosques communautaires ont permis aux participants d’obtenir des renseignements pertinents et précis sur les ressources locales. Les jeunes ont pu en savoir plus sur la façon de participer aux programmes communautaires et d’accéder aux services de santé mentale. La possibilité pour les jeunes et les adultes d’apprendre les uns des autres a constitué un message de soutien puissant qui a permis de renforcer les liens entre les jeunes et les adultes. 
  • Nous avons fourni des trousses We Care à l’hôpital Bluewater Health et à d’autres établissements de soins de santé en tant que mesure de prévention tertiaire. Ces trousses s’adressent aux jeunes qui se présentent à ces établissements avec des pensées ou des comportements suicidaires. Des articles pratiques compris dans la trousse aident le jeune à répondre à ses besoins essentiels et lui apportent un réconfort. Des brochures et des coordonnées le renseignent sur les façons d’accéder à du soutien à sa sortie de l’hôpital. Une lettre bienveillante explique aussi l’objectif de la trousse et donne l’occasion au jeune de fournir une rétroaction à l’égard de cette initiative. 

Conseils pour élaborer et mettre en œuvre un plan d’action pour la prévention du suicide chez les jeunes :

  • Commencez à planifier tôt.
  • Obtenez la participation des jeunes aux réunions de planification en tant que partenaires à pied d’égalité. Ce processus exige de sortir du cadre établi et de rejoindre les jeunes là où ils se trouvent (p. ex., heures du jour, lieu).
  • Intégrez et mettez à profit tous les partenaires et parties prenantes de la communauté aux discussions. Chaque partenaire a des ressources à partager en appui aux activités planifiées. N’hésitez pas à déléguer les tâches et permettez qu’un tel soutien se manifeste.
  • Gardez le cap sur vos objectifs. Revenez-y constamment pour être sûr que votre plan reste sur les rails selon les modalités prévues. 
  • Tenez des réunions régulières avec vos partenaires de planification, en particulier avec vos jeunes partenaires. Ces réunions permettent de prendre le temps nécessaire pour réaliser des tâches en commun et pour vérifier le travail accompli par les différents partenaires.
  • Élaborez des plans pour évaluer tout ce qui a été fait depuis le début.
  • Invitez les partenaires communautaires à renforcer les capacités dans le cadre d’un plan de durabilité. 

Évaluation des activités liées au plan de prévention du suicide de Sarnia-Lambton

Le comité de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton a élaboré un plan d’évaluation (non-disponible en français) du succès remporté par les diverses activités menées. Des données recueillies par enquête avant et après la formation de gardiens et les entretiens entre jeunes et alliés adultes ont fait l’objet d’analyses. Les résultats confirment qu’il s’agit d’un choix adéquat et que les activités ont connu du succès. On n’envisage pas de mesurer l’influence du panneau d’affichage sur la sensibilisation du public et sur l’atténuation des préjugés à l’égard de la maladie mentale. Quant aux trousses We Care, le temps permettra de mieux évaluer leur incidence sur les jeunes en situation de détresse. L’hôpital Bluewater Health et d’autres établissements de soins de santé nous renseigneront sur le nombre de trousses utilisées et nous fourniront des données anecdotiques sur la façon dont les jeunes les ont accueillies. 

Conseils pour évaluer vos activités communautaires :

  • Considérez l’évaluation comme un processus indispensable.
  • Ne faites pas que recueillir des données, utilisez-les véritablement. Les données vous renseigneront sur vos activités et vous permettront d’améliorer et de soutenir votre travail au fil des ans, de l’adapter aux besoins de la communauté et peut-être même d’obtenir une part plus large de financement pour vos projets.

Durabilité du plan de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton

Les stratégies visant à assurer la durabilité du plan de prévention du suicide de Sarnia-Lambton consistent à rechercher d’autres sources de financement en faisant appel à un rédacteur spécialisé dans les demandes de subvention et des façons d’intégrer les activités dans les réseaux existant de longue date comme le comité de prévention du suicide de Sarnia-Lambton. Quant au comité de prévention du suicide chez les jeunes de Sarnia-Lambton, sa réflexion est déjà tournée vers l’avenir et vers la marche à suivre prochaine le cas échéant.

Réussite du plan de prévention du suicide de Sarnia-Lambton

Notre plus grande réussite tient à l’importance que nous avons accordée à intégrer et à responsabiliser les jeunes et à mettre leurs talents à profit pour l’avancement de la cause. L’un de nos jeunes a participé à nos premiers entretiens entre jeunes et alliés adultes, une première au Centre Rebond de Sarnia-Lambton. L’ambiance dégagée par ces entretiens a permis au jeune de se sentir valorisé, responsable et connecté aux adultes de sa communauté. Grâce et comme suite à cette expérience, il reste en contact avec le Centre Rebond de Sarnia-Lambton à titre de volontaire et il a même incité ses amis à s’impliquer. Ce jeune est maintenant partie prenante d’importance de l’organisme et de ses activités. 

Défis auxquels le plan de prévention du suicide de Sarnia-Lambton fait face : 

  • S’assurer de la participation continue des jeunes, surtout lorsqu’ils grandissent et qu’ils entrent à l’université.
  • Composer avec la dynamique consistant à travailler avec des jeunes pose un certain défi. Il faut prévoir du temps pour aider les jeunes à résoudre les problèmes par eux-mêmes et à réussir.
  • Évaluer nos activités constitue aussi un défi. Il est parfois difficile d’obtenir les données recherchées ou la reconnaissance par tous les partenaires de leur importance.