Gestion des risques

Malgré nos efforts de prévention les plus persistants, les états d'urgences reliés aux idées et comportements suicidaires peuvent tout de même se produire. La préparation est essentielle pour reconnaitres les différents niveau de risque de suicide et y répondre efficacement. C'est là que la gestion des risques entre en jeu.

La gestion du risque commence à partir du moment où vous entamez une discussion avec un jeune sur le sujet du suicide. Cela implique:

  • Évaluer le niveau de risque. L’objectif d’une évaluation du risque de suicide est d’estimer le risque qu’un jeune commette un suicide en pesant soigneusement les facteurs de risque et de protection pertinents, ainsi qu’en tenant compte de l’importance des signes précurseurs propres au suicide. Afin d'évaluer et de comprendre la situation particullière d'une jeune personne, il faut tenir compte de l'information relative à sa santé mentale, ses antécédents psychiatriques et personnels, ses stresseurs (actuels et antérieurs), ses forces et atouts personnels, ses plans et comportements suicidaires antérieurs et présents, ses idées suicidaires passées et actuelles, et ses réseaux de soutien existants1. Bien que les facteurs de risque puissent aider à repérer une personne qui présente un risque de suicide, il est important de garder à l'esprit qu'il est quasiment impossible de prédire le suicide avec certitude et il est important d'assurer une surveillance des risques sur une base périodique2,1.
  • Intervenir en réponse au niveau de risque. Lorsque nous sommes en présence d’un jeune à risque de commettre un suicide, il est crucial de savoir comment lui apporter du soutien au moment d’évaluer son niveau de risque et ce, à travers le temps1. Cela dépendra en définitive du rôle que vous jouerez. Votre intervention et votre plan de traitement devraient correspondre au niveau de risque identifié dans l’évaluation du risque . Votre rôle pourrait être de faire le pont entre ce jeune et d’autres services pour assurer une intervention continue en ce qui a trait à son risque de suicide ou aux facteurs contributifs sous-jacents.

La section portant sur les pratiques exemplaires en matière de gestion du risque mettra en lumière les éléments clés et les étapes à prendre en considération dans l’élaboration d’un protocole de gestion des risques pour votre organisme ou votre communauté.

 

Les signes précurseurs du suicident comprennent1 :
  • le désespoir;
  • le sentiment d'être pris au piège;
  • la rage, la colère, la soif de vengeance;
  • un comportement téméraire ou l'action de prendre part à des activités risquées;
  • la hausse de la consommation d'alcool ou de drogues;
  • l’isolement à l’égard de la famille, des amis, de la société;
  • l'anxiété, lagitation;
  • l'insomnie, l'hypersomnie;
  • les sautes d'humeur prononcées;
  • aucune raison de vivre, aucun but dans la vie