Mobiliser les jeunes marginalisés et issus de minorités

 

Tous les enfants, les adolescents et les familles devraient bénéficier de chances égales de vivre en santé. Toutefois, dans les communautés de l’Ontario comme ailleurs, les Premières nations, les Inuits et les Métis, les jeunes LGBTQ, les nouveaux arrivants et les jeunes issus de collectivités rurales, parmi d’autres, ont tendance à connaître plus d’inégalités en matière de santé – incluant la santé mentale – en raison des obstacles systémiques auxquels ils sont confrontés quotidiennement. Certains de ces obstacles sont de nature géographique ou situationnelle, alors que d’autres émanent d’un long passé de marginalisation, de discrimination et d’autres injustices sociales.

Le simple fait d’appartenir à un ou plusieurs de ces groupes n’est pas le facteur qui fait augmenter le risque de suicide chez les jeunes marginalisés ou en situation minoritaire. C’est plutôt les obstacles auxquels ces jeunes sont confrontés – ceux qui compromettent leur intégration sociale, leur accès aux services de soutien et leur situation économique, entre autres – qui ont des répercussions sur leur santé mentale et réduisent leurs chances de s’épanouir.

Éliminer les obstacles à la santé mentale au sein d’une communauté nécessitera l’aide de ceux qui sont aux prises avec ces obstacles. Lorsque vous songez à des moyens de faire de votre communauté un milieu sain pour les jeunes et leurs familles, vous devez établir un dialogue avec ces groupes marginalisés et minoritaires. Ces jeunes ont des connaissances, des points de vue et des expériences de vie diversifiées qui, si vous y puisez, peuvent contribuer à renforcer considérablement vos efforts de mobilisation de la communauté. Cette section de la trousse d’outils vous offre des éléments de réflexion pour mobiliser les jeunes des communautés Premières nations, Inuit et Métis, les jeunes LGBTQ, les jeunes issus des collectivités rurales et les jeunes nouvellement arrivés au Canada.