Pratiques exemplaires en matière de gestion des risques

Les stratégies suivantes mettent en lumière les éléments clés et les étapes à prendre en considération au moment d’élaborer le protocole de gestion des risques de votre organisme ou de votre communauté . 1

 

En explorant ces stratégies, gardez à l’esprit que la gestion du risque doit être2 :

  • collaborative - le jugement clinique de vos partenaires communautaires, les connaissances et l’expérience des survivants, ainsi que les préférences des enfants, des jeunes et de leur famille devraient peser dans la balance lorsque vous élaborez un plan de gestion des risques.
  • culturellement éclairée - chaque jeune pourrait avoir des identités culturelles multiples. Certaines de ces identités s’accompagnent de réalités uniques (p. ex. les jeunes des Premières Nations, Inuit ou Métis, ainsi que les jeunes LGBTQ et les jeunes issus d’une région rurale ou nouvellement arrivés) alors il importe d’être souple dans votre approche visant à gérer les risques.

Gardez également à l’esprit que quelle que soit la stratégie de gestion des risques mise en œuvre, il est crucial de vous rappeler pourquoi vous faites ce travail. La prévention du suicide ne consiste pas seulement en la prévention de la mort par suicide à un moment donné dans le temps. Il s’agit de la promotion de la vie dans sa forme la plus saine, la plus significative et la plus durable. Assurez-vous de faire de cette approche le fondement de votre travail.

N’importe qui est en mesure de déceler un risque de suicide (p. ex. les pairs, les membres de la famille, les éducateurs, les entraîneurs, les fournisseurs de services de santé et de santé mentale). Cependant, le rôle de chacun dans la façon de réagir à ce risque sera différent. La première étape en gestion de risque est de bien connaître son rôle (y compris ses limites) s’il existe un doute ou une confirmation qu’un jeune a des pensées suicidaires ou qu’il a des comportements en ce sens.

Suggestions pratiques

  • Les rôles en gestion de risque vont varier en fonction du niveau de formation en matière d’intervention et le rôle précis tenu par la personne au sein de son organisme (p. ex. la personne ayant pour responsabilité le soutien clinique comparativement à la personne occupant un poste de première ligne, comme celui d’enseignant, ce qui l’amène à avoir une interaction directe avec le jeune). Le personnel non formé devrait orienter le jeune vers une personne ayant reçu une formation en gestion de risque ou en intervention en situation de crise. Cette personne clé peut être un collègue au sein du même organisme ou une personne de l’extérieur, d’où l’importance d’établir et de cultiver des liens avec les bons partenaires de la collectivité.
  • Une définition précise du rôle de chacun des employés devrait être inscrite dans un document facile d’accès pour tous (par exemple, le personnel administratif et le personnel bénévole devraient informer immédiatement un conseiller ou un superviseur dès qu’un cas à risque est porté à leur connaissance). Les membres du personnel formés en intervention pouvant agir en tant que personne clé par excellence devraient clairement être identifiés
  • Il s’avère utile de former les gens à l’échelle de l’organisme en tant que gardiens. Les jeunes pourraient s’épancher auprès de personnes indépendamment du poste qu’ils occupent. Chacun peut et doit être en mesure de faire de l’aiguillage vers des ressources plus appropriées si la situation le justifie.

Connaître son rôle en gestion de risque ne rend pas pour autant le sujet du suicide plus facile à aborder.Pour vous aider à envisager ce type de discussion, il vous faudra déterminer une approche adaptée pour traiter avec l’aveu initial du jeune concernant son comportement et ses pensées suicidaires

Suggestions pratiques

  • Il y a des façons bénéfiques ou préjudiciables de réagir par rapport à l’aveu d’un jeune concernant son comportement ou ses pensées suicidaires. Il est important de le souligner clairement dans votre protocole. Pour d’autres renseignements sur la façon d’aborder le sujet du suicide avec un jeune, téléchargez cette fiche-conseil.
  • Déterminer comment gérer une situation selon laquelle un jeune demande à un membre du personnel ou de la collectivité de ne pas divulguer ses révélations sur son comportement et ses pensées suicidaires. Vous ne devriez jamais jurer de garder le secret lors d’une conversation avec un jeune sur le suicide.

Stratégie clé

  • Si vous percevez un risque certain et imminent pour un jeune susceptible de se livrer à un comportement suicidaire, il vous incombe d’obtenir l’aide appropriée pour assurer sa sécurité (voir les recommandations à l’étape 4 : Réagir au risque de comportement suicidaire). Vous devriez discuter avec le jeune pour savoir quelle forme cette aide pourrait prendre et comment vous allez procéder. Si possible, vous devez obtenir le consentement du jeune pour divulguer des renseignements le concernant. Toutefois, si le jeune est jugé à risque élevé, de tels renseignements doivent être communiqués aux personnes indiquées, avec ou sans son consentement.

Comment le personnel qualifié peut-il déterminer le niveau de risque en matière de suicide? Il est important d’établir les méthodes et l’approche que le personnel doit utiliser dans l’évaluation du risque.

Suggestions pratiques

  • Définir clairement ce sur quoi l’évaluation doit porter et comment elle doit être menée. Quel(s) instrument(s) de vérification des données probantes utiliser pour l’évaluation? Quels sont les risques et les facteurs de protection à considérer? Comment documenter l’évaluation? Remarque : Il existe plusieurs instruments, listes de vérification et échelles d’évaluation du risque de suicide. Puisqu’il n’existe présentement pas de mesure d’évaluation parfaitement exacte de suicidalité chez les jeunes qui fasse consensus à l’échelle mondiale, il est important d’évaluer leur qualité. Rien ne remplace les questions claires et directes posées de manière sensible et solidaire.
  • Déterminer dans quel cas il est approprié ou nécessaire de faire appel à d’autres sources d’information (comme les parents, les colocataires, les amis ou le spécialiste en santé mentale s’occupant du jeune) pour compléter l’évaluation dans un cadre de confidentialité.

L’évaluation du risque terminée, quelle est la prochaine étape? Décider ce qu’il faut faire à ce stade peut poser un véritable défi, car des décisions cruciales sont à prendre rapidement.Le fait d’établir des lignes directrices et de formuler des recommandations claires vous aidera à prendre des décisions éclairées.

Suggestions pratiques

  • Si vous soupçonnez un jeune d’avoir des intentions déterminées, de planifier ou d’avoir les moyens de commettre un suicide (ou qui a déjà fait une tentative), appelez l’équipe d’intervention de crise en santé mentale, le 9-1-1, ou amenez vous-même le jeune au service des urgences. Informez votre superviseur au besoin, et surtout, ne laissez pas le jeune seul, surveillez-le de près.
  • Il peut y avoir des cas où des évaluations plus poussées en vue d’une hospitalisation potentielle soient nécessaires (p. ex. à l’urgence), mais que le jeune refuse d’aller à l’hôpital. Pour se préparer à ce type de situation délicate, il suffit de développer un processus parallèle permettant l’hospitalisation d’office. Cela pourrait inclure l’appel à la police en composant le 9-1-1.
  • Pensez aux détails pratiques de vos procédures. Qui accompagnera le jeune à l’hôpital? Qui devrait initier et maintenir le contact avec l’hôpital? Dans quelle mesure le moment de l’incident peut-il avoir une influence sur votre façon d’agir (par ex. weekend, soirée, veille de vacances)? Qui devrait être alerté (p. ex. les parents, les tuteurs, l’école, le thérapeute du jeune) et quand devrait-on communiquer l’alerte (p. ex. dans le cadre de l’évaluation, avant ou après la décision d’amener le jeune à l’hôpital)?
  • L’intention pourrait ne pas être claire lorsque vous évaluez la situation. La plupart des jeunes ont un certain degré d’ambivalence dans ces situations. Dans de telles circonstances, il vaut mieux opter pour une évaluation complémentaire.
  • Si vous déterminez qu’une évaluation plus approfondie s’impose, car un jeune présente un risque suffisamment élevé, le jeune devrait être aiguillé vers du personnel qualifié (p. ex. un psychologue, un conseiller pédagogique) afin de décider si des démarches supplémentaires s’imposent en vue d’une hospitalisation (p. ex. le jeune devrait être amené à l’urgence) et d’élaborer un plan de sécurité de concert avec le jeune pour en arriver à des stratégies concrètes afin de traiter toute crise suicidaire potentielle pouvant survenir à l’avenir. Par exemple, quels seraient certains des comportements et des pensées adaptatifs pouvant aider le jeune à se sentir mieux lorsqu’il est en détresse? Quelles sont les personnes-clés, les organismes ou les institutions à contacter s’il était de nouveau suicidaire? Inscrivez cette information dans le formulaire de plan d’action. Il s’agit d’une opportunité pour le jeune de recevoir de l’aide pour apprendre à résoudre des problèmes et à être pragmatique au moment d’assurer sa propre sécurité. Cela pourrait contribuer à lui donner un sentiment d’efficacité personnelle. Une recommandation de soutien en santé mentale devrait également être faite (voir les recommandations à l’étape 8 : Faciliter l’admission du jeune dans les services de soutien).
  • Assurez-vous que le jeune sait ce qui se déroule. Expliquez chaque étape des mesures que vous allez entreprendre et pourquoi vous procédez de la sorte. Par exemple, ne surprenez pas le jeune en l’amenant dans une pièce remplie de gens qui attendent. Expliquez chaque étape du déroulement et ce à quoi il peut s’attendre à chacune d’entre elles pour éviter de créer plus de chaos et de confusion.

Vous devrez communiquer avec les parents ou les soignants dès que vous pensez qu’un jeune est à risque de se suicider, qu’une hospitalisation soit requise ou non. Élaborez un processus favorisant une communication efficace.

Suggestions pratiques

  • La personne responsable de prévenir les parents ou les soignants devrait être un membre du personnel qui connaît le mieux la situation du jeune, ou quelqu’un qui a une relation privilégiée avec lui ou avec sa famille.
  • Documentez tous les échanges que vous avez avec les parents ou les soignants. Vous pouvez également créer un formulaire de confirmation ou de contact à signer par le parent ou le soignant, visant à confirmer qu’il a bien été informé du comportement et des pensées suicidaires de son enfant.
  • Respectez les émotions des parents ou des soignants (par ex. la colère ou la peur), faites-leur savoir que leur présence est appréciée et insistez sur l’importance primordiale de leur implication. De solides relations parent-enfant sont essentielles pour aider un jeune à composer avec le stress. Dans la plupart des cas, les parents, les tuteurs et les membres de la famille proches sont les spécialistes de leur enfant et leur engagement dans le processus de gestion des risques peut être d’une valeur inestimable.
  • Faites preuve de prudence à l’égard de parents qui décident unilatéralement d’amener ou pas leur enfant à l’urgence. Ils pourraient présenter le contexte et fournir des renseignements, mais la stigmatisation pourrait souvent les empêcher de chercher de l’aide pour leur enfant, même en situation de perception de risque de suicide.
  • Mettez en place un processus de prise de décision pour les cas où le jeune manifeste de l’inquiétude, de la peur ou une opposition à l’égard de l’implication de ses parents ou de ses soignants. Gardez à l’esprit que l’idéation suicidaire est, dans certains cas, intimement liée à un contexte familial négatif (par ex. problèmes de maltraitance ou conflits). Dans de tels cas, il peut s’avérer inapproprié d’établir un contact immédiat avec les parents ou les soignants du jeune. Pensez à ce que vous pourriez demander au jeune dans de telles circonstances et utilisez votre discernement : parlez-en avec le jeune et essayez de déterminer si le fait d’impliquer la famille est une stratégie appropriée et bénéfique. Cela pourrait non seulement comprendre des discussions à savoir si la famille devrait être impliquée, mais également comment et quand celle-ci devrait entrer en jeu.
  • Il est important de se rappeler que certains jeunes n’ont ni parents ni soignants à prévenir. Par exemple, vous pourriez avoir affaire à un jeune plus âgé qui vit complètement seul, car ses parents sont à l’extérieur du pays ou sont décédés. Bien que l’étape consistant à informer les parents ou les soignants ne s’applique pas dans de telles situations, il est important de trouver des façons d’aider le jeune (voir les recommandations à l’étape 7 : Faciliter le retour du jeune aux études ou à d’autres obligations d’assiduité).

Il est crucial de bien gérer l’information recueillie sur le jeune dans votre évaluation confidentielle. Ce faisant, vous favoriserez son rétablissement en le protégeant contre la propagation de rumeurs parmi ses pairs et en facilitant un retour à la normale plus positif. Votre protocole devrait contenir des directives pour la collecte, l’utilisation et la divulgation de renseignements personnels.

Stratégies clés

  • Un enfant ou un jeune peut s’opposer au partage d’information s’il est en mesure de comprendre et d’expliquer, à sa façon, la nature de l’information partagée et son destinataire, ainsi que les conséquences réalistes d’une divulgation ou d’une non-divulgation des renseignements
  • Dès que la possibilité se présente, vous devez obtenir le consentement du jeune concernant la divulgation des renseignements le concernant. Cependant, si le jeune est considéré en danger imminent ou s’il est susceptible de se faire du mal ou d’en faire aux autres, l’information doit être communiquée aux personnes concernées avec ou sans consentement

À la suite d’une intervention pour comportement suicidaire, un jeune pourrait être appelé à manquer les cours, le travail ou à manquer à ses autres obligations. Une hospitalisation peut en avoir été la cause ou bien, simplement, le besoin de se remettre des événements. Dans les deux cas, le manquement d’un jeune à une obligation de routine justifie la mise en place de dispositions de soutien au retour à la normale. Pensez à la façon de rendre ses premiers jours de retour à la vie normale du quotidien plus faciles et moins angoissants.

Re-entry to school

i. Retour aux études

  • Instaurez un plan anticipé de retour aux études en collaboration avec le jeune, ses parents ou ses soignants, et avec les partenaires communautaires concernés (par ex. le thérapeute qui s’occupe du jeune). Faites en sorte que le jeune détermine qui ces personnes pourraient être.
  • Demandez au jeune quelles sont ses principales préoccupations et sources d’anxiété concernant sa réintégration.
  • Dans le plan de retour, désignez une personne au sein de l’établissement scolaire pour aider le jeune au moment de sa réintégration (par ex. en discutant du rattrapage sur les évaluations en classe et de niveau, en coordonnant les changements à son emploi du temps lors des premiers jours du retour, etc.). Cette personne devrait aussi établir des rencontres de suivi avec le jeune après son retour en classe.Le jeune devrait aider à déterminer qui jouera ce rôle. Idéalement, ils pourraient se rencontrer avant la réintégration.
  • Vous devriez également repérer un membre de confiance du personnel scolaire pouvant agir comme personneressource du jeune à long terme, dans l’éventualité d’un besoin de soutien prolongé. On devrait déterminer qui jouera ce rôle en consultation avec le jeune. Ce dernier doit être à l’aise avec la personne choisie.
  • Les administrateurs scolaires devraient organiser une rencontre de discussion avec le personnel quant à la façon d’agir en cas de rumeurs ou de fausses informations sur les événements.

ii. Retour à d’autres obligations d’assiduité

  • L’école n’est pas le seul dispositif communautaire que le jeune devra réintégrer; certains d’ailleurs n’y allant pas du tout. Pensez à la façon d’aider le jeune à répondre à ses obligations d’assiduité dans la collectivité, autres que celles relevant de l’école. Qu’en est-il d’un jeune qui travaille les weekends? D’un jeune qui joue au sein d’une équipe sportive? D’un jeune qui vit dans un foyer d’accueil? De telles situations n’exigent pas toutes nécessairement un plan de retour élaboré, mais ce sera à vous et au jeune d’en décider.
  • Il peut également exister des situations où le jeune ne devrait pas avoir à revenir à ces obligations, que ce soit de façon temporaire ou définitive (par ex. un travail oppressant, un environnement familial difficile). Planifiez une réponse adaptée à de telles situations.
  • Si vous intervenez pour aider un jeune plus âgé (par ex. qui est diplômé du secondaire, qui vit seul), assurez-vous que le plan de retour tient compte de son âge et qu’il n’est pas trop arbitraire.

Vous avez réagi dans l’urgence pour répondre à une crise, il est maintenant temps de penser à un soutien à long terme. Quel genre de soutien professionnel pourrait contribuer à réduire au minimum le risque pour un jeune d’avoir un comportement ou des pensées suicidaires à l’avenir? Comment favoriser un cheminement efficace qui prenne soin de ce jeune?

Suggestions pratiques

  • Préparez vos options. Élaborez une liste de services de soutien facilement accessibles pour le jeune au sein de la collectivité. Assurez-vous d’inclure dans cette liste diverses options (par ex. des services spécialisés pour une population ou un problème donné, différents niveaux de traitement, des options en fonction des moyens).
  • Discutez de ces options de traitement avec le jeune et avec ses parents ou ses soignants, et proposez-leur des options de service de soutien dans leur collectivité. Insistez sur l’importance d’obtenir une aide appropriée pour le jeune. Si c’est possible, essayez d’organiser un rendez-vous avec le jeune et avec ses parents ou ses soignants.
  • Votre protocole axé sur la collectivité devrait comprendre des processus d’aiguillage fiables (c.-à-d. comment les renvois d’une agence à l’autre sont-ils effectués?).
  • Vous pouvez également demander au jeune d’identifier les autres personnes qu’il estime en mesure de l’aider et de lui apporter du soutien selon l’expérience passée (p. ex. des membres de la famille, des amis, des aînés, etc.). Ces personnes pourraient être mobilisées en tant que cercle de soins dans le cadre de la situation présente.
  • Ne vous contentez pas de donner simplement un nom et un numéro de téléphone au jeune. Tentez d’agir à titre d’agent de liaison actif en l’aiguillant vers le service (p. ex. prêtez assistance lors de l’appel initial, consultez les ressources à l’avance, utilisez les ressources existantes pour faciliter l’aiguillage).

Stratégie clé

  • Si un enfant (de moins de 16 ans) fait l’objet d’un risque imminent et que les parents ou les soignants refusent de chercher de l’aide ou des services de traitement, vous avez alors le devoir de rapporter la situation aux services de protection de l’enfance.

Il n’est pas impossible que vous, ou un autre partenaire communautaire, ayez besoin de consulter de nouveau une information sur un cas à une date ultérieure. Quels ont été les renseignements consignés concernant le jeune? Qu’est-ce qui devrait être inscrit? Comment conserver des traces écrites faciles d’accès sur les événements?

Suggestions pratiques

  • Il convient de rappeler au personnel de conserver des traces écrites à toutes les étapes d’une intervention en cas de comportement suicidaire, y compris sur les plans d’évaluation, de gestion et d’aiguillage.
  • Créez un document type ou un modèle que le personnel pourra utiliser pour entrer l’information. Vous pourrez également y inclure les étapes du protocole à titre de rappel. C’est une façon d’inciter chacun à vraiment suivre le protocole et à le mettre à jour.

Assurez-vous d'évaluer, de vérifier et de mettre à jour vos stratégies et vos protocoles. Songez à des moyens de retracer la bonne marche des procédures une fois qu’elles ont effectivement été mises en œuvre. Par exemple, vous pouvez intégrer une composante de rétroaction à même les protocoles, permettant ainsi aux personnes d’écrire leurs pensées, les enjeux auxquels ils ont été confrontés, les éléments qui ont fonctionné et ceux qui ont échoué. Cela pourrait également constituer une occasion pour les différents fournisseurs de soins impliqués dans l’utilisation du protocole de faire le point et d’obtenir du soutien, au besoin. Pour des directives sur la façon d'évaluer, reportez-vous à la section Évaluation de la trousse à outils.

Votre protocole devrait évoluer avec les nouvelles connaissances issues de votre expérience de son utilisation ainsi que celles émanant de la documentation de recherche émergente. Une analyse planifiée (p. ex. une analyse annuelle ou bisannuelle) peut faire en sorte que le matériel demeure à jour et elle peut servir d’occasion d’enseignement ou de formation.